Les 4 des maîtres de stage insupportables | Stagiaire dans la Com
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Les 4 des maîtres de stage insupportables

Les 4 des maîtres de stage insupportables

Un stage sans maître de stage, c’est comme jouer au foot sans cages de foot : on ne sait pas trop quoi faire et ni dans quel sens aller. Le maître de stage est le maître Jedi de n’importe quel padawan ou stagiaire d’une agence de communication. Il va définir les missions et guider le stagiaire dans la maîtrise de la Force. Rien que le mot « maître » fait peur. Le maître qui profite de ses esclaves ou pudiquement appelés stagiaires. Cette main-d’œuvre parfois incompétente, inexpérimentée ou indisciplinée se plie aux exigences de son superviseur pour le meilleur et surtout pour le pire.

1. Le maître de stage « work addict »

 

 

Il vit pour son travail. Mais vraiment. Dédié à sa tâche de 8h du matin à 20h du soir, il s’accomplit par son travail et s’épanouit dans les missions qu’on lui confère. Mais quel problème d’avoir un mentor aussi besogneux ? Il peut finir ce que le stagiaire n’a pas fait, mal fait ou pas fini. Une aubaine, ça sera relax comme stage…
Oh ! Oh ! Réveille-toi jeune étudiant, tu rêves ! Le work addict tient son caractère insupportable par son incommensurable besoin d’appliquer la même charge de travail pour les autres que pour lui. Et quand je dis les « autres » je parle évidemment du stagiaire sans défense. Considéré par son « maître » comme un salarié corvéable à merci, le stagiaire doit s’aligner sur son supérieur hiérarchique. A moins évidemment de passer pour un tir-au-flanc. Et ça, ce n’est pas très cool !

2. Le maître de stage qui ne fait rien

 

 

Le « work addict » est en parfaite opposition avec le maître de stage qui ne fait rien. Ou peu. Ce dernier accueille avec beaucoup de plaisir des nouvelles ressources prêtes à travailler avec efficacité et même avec un peu de chance travailler à sa place. Youpi, un nouveau stagiaire !
On remarque assez vite cette caractéristique chez son maître de stage : les pauses un peu allongées, des repas qui n’en finissent plus et une faculté à déléguer son travail aux autres. L’avantage pour le stagiaire ? Une grande responsabilité rapide. Le problème ? Une charge de travail monumentale et aucun moyen de se faire aider par son maître de stage car il n’a « pas envie » ou qu’il n’a « pas le temps ».

3. Le maître de stage « J’ai pas le temps »

 

On est d’accord que si on veut faire un stage, ce n’est pas pour la reconnaissance, les indemnités de stage, pas pour les 50 % des frais de transport remboursés ou encore les tickets restos (même si c’est vraiment cool). On fait un stage avant tout pour une expérience, plus de connaissances et plus de compétences pratiques grâce à des collègues et surtout un maître de stage à l’écoute.
Pas de chance si votre maître de stage est « j’ai pas le temps ». Le « j’ai pas le temps » est caractérisé par sa capacité à répéter toujours la même chose à n’importe quelle question de son protégé.
– Est-ce que tu pourrais me signer ma convention de stage ?
– Non, j’ai pas le temps.

– Peux-tu relire mon rapport avant que je l’envoie au client ?
– Non, j’ai pas le temps.

– T’aurais le document vierge à remplir ?
– Non, j’ai pas le temps.

– Tu peux me montrer comment fonctionne Slack/Trello ?
– Non, j’ai pas le temps.

– On va boire un verre après le boulot ?
– Non, j’ai pas le temps (Bon ok, si c’est le cas, votre maître de stage est un « j’ai pas le temps » niveau expérimenté).

Le « je n’ai pas le temps » redouble d’ingéniosité pour ne pas répondre ou prendre du temps pour aider son stagiaire : « je ne sais pas », « je ne peux pas t’aider », « demande à … il sait mieux que moi » ou encore « je peux pas » enrichissent son vocabulaire, parfois.

4. Le maître de stage déprimant (souvent le déprimé)

Ça fait mal au cœur de dire que ce maître de stage est insupportable. Vraiment. Il suscite bien plus la compassion et la tristesse qu’une réelle colère chez le stagiaire. Le maître de stage déprimant se plaint tout le temps de tout ce qui arrive en bien ou en mal, pour lui ou pour les autres. Il a en même temps trop de travail et pas assez, son stagiaire n’est jamais à la hauteur et il critique sans s’arrêter son métier. Le pauvre stagiaire doit subir ces plaintes sans rechigner en gardant son optimisme juvénile. La situation est particulièrement difficile pour ce dernier qui peut imaginer son futur et ses 40 prochaines années de travail dans la peau de son maître de stage. Ambiance.

 

Heureusement pour les stagiaires, tous les maîtres de stage ne sont pas insupportables. Loin de là. Le maître de stage est très souvent un facteur essentiel pour la réussite d’un stage et rendra le travail bien plus agréable. Pour le meilleur et pour le pire.