Concilier mémoire et stage | Stagiaire Dans La Com
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Concilier mémoire et stage

Concilier mémoire et stage

Contrairement à ce que pense 90 % de la population active, la vie de stagiaire n’est pas de tout repos. Les trentenaires frustrés se vengent certainement de leurs anciens maîtres de stage, les quadra ridés ont sûrement oublié qu’ils sont eux aussi passés par là et les quinqua… Ca existait le stage à leur époque ? Bref, tous ces “responsables de”, “chargés de”, “chefs de”, “directeurs de” et autres cadres et professions intellectuelles pensent que la vie de stagiaire c’est pépère. Et bien, je leur réponds que oui.

Non, c’est une blague.

La vie de de stagiaire n’est pas pépère.

Bien qu’il existe des milliers de justifications,  je me concentrerai aujourd’hui sur un seul et unique mot : mémoire.

Ah, le mémoire. Le mémoire vous semble bien loin. Si toutefois, vous en avez pratiqué l’exercice douloureux. Enfin, peut-être que parmi vous, très chers lecteurs, se cachent des Docteurs qui connaissent l’angoisse, l’inquiétude, la fatigue et les notes de bas de page. Mes amis, j’admire votre courage. Je veux bien un mémoire, je veux bien deux mémoires, mais une thèse de 500 pages, ça, JAMAIS.

Lorsqu’on vous annonce que vous allez être l’auteur d’un mémoire, vous frissonnez. Lorsqu’on vous annonce la date de rendu, vous tombez de votre chaise.

Vous l’imaginez comme une étape cruciale dans votre vie, vous imaginez tomber de fatigue sur votre bureau alors que votre réveil affiche 3:00 du matin, vous pensez le soutenir devant une assemblée nationale. Que nenni. Le mémoire c’est 2 bouquins, quelques recherches sur internet, une mise en page relou, une page de couverture avec le logo de votre école, un sondage sur Facebook et un oral stressant. Ni plus, ni moins.

Non, c’est une blague. (bis)

Aujourd’hui, j’arrive à bout de mon deuxième mémoire. Oui, vous avez bien compris : j’ai écrit deux mémoires. Et je ne suis même pas en Master 2 #JoieDesGrandesEcoles.

Si je devais définir le mémoire, je le qualifierai de périple.

Faire un mémoire, c’est croire que tu es abandonné sur une île déserte, alors que tu participes juste à une émission TV (si vous n’avez jamais regardé Koh Lanta, c’est que vous avez de la chance). Un périple de quelques mois, durant lequel vous stressez, vous angoissez, vous mangez (beaucoup), vous flemmardez (beaucoup) et vous repoussez régulièrement les tâches à demain.

Sauf que dans 1 mois, vous devez rendre votre mémoire et que vous en êtes au petit a. du grand I du chapitre 1. Bon. On ne panique pas, c’est une simple histoire d’OR-GA-NI-SA-TION.

Concilier mémoire et stage, c’est tirer un trait sur la grasse-matinée du dimanche, c’est bosser de 12h30 à 14h, c’est débuter sa deuxième journée de boulot à 20h, c’est demander à tous tes collègues de partager ton sondage sur Facebook, c’est demander à ton pote où il en est et surtout se réjouir qu’il n’ait pas commencé. Le mémoire rend méchant, le mémoire rend aigri. Et je ne vous parle pas de la mini attaque cardiaque quand ton tuteur de stage te lance dans l’open space “ah, et tu me feras lire ton mémoire avant de le rendre !”.

 

 

Au final, faire un mémoire c’est vivre une histoire passionnelle.

 

Parce que la société nous l’impose, “quand tu fais de longues études, tu fais un mémoire”. Alors, on en choisit un, parce qu’on est attiré par le sujet, parce qu’il nous plaît, nous intrigue, on veut en savoir plus, on veut le connaître par coeur. Puis on se noue à lui officiellement, on cherche à déceler ses secrets, on se renseigne, ça en serait presque de l’espionnage parfois ! Le mémoire est un amour passionné, on l’aime, on l’adore, puis on le déteste, on lui hurle quelque fois dessus. Il nous blesse, car il fait battre notre coeur plus vite quand on s’aperçoit qu’il n’est pas si simple à vivre que ce qu’on pensait.

Puis un jour, c’est terminé. On marque la fin d’une expérience. On écrit la dernière page du chapitre, puis on ferme le livre. On demande à nos amis ce qu’ils en pensent, parfois même à nos parents. Ils nous diront ce qu’on veut entendre. Puis, on y met un terme définitivement. On le soutient devant un jury, puis on signe les papiers et nous voilà accrédité d’une étiquette “divorcé”, euh non, “diplômé”.

Au début, on ne sait plus trop que faire de nos soirées, avec qui passer nos week-ends… Puis on recommence à sortir, à vivre. Puis on l’oublie. Et un jour, une vieille amie nous rappelle “tu te souviens quand…” et ça te fait rire de te dire que tu as tant donné pour si peu.

Bref. Rangez-vos mouchoirs, je vais rendre mon mémoire.

Clap de fin.